Back to Loire

La Loire, elle ne me quitte plus malgré le fait d’avoir passé l’hiver au cœur des montagnes, à Grenoble. Elle occupait l’ensemble des murs de la petite chambre que je louais. Plus de 300 clichés sélectionnés sur les 4000 gardés à la fin du voyage, retraçaient mon voyage et celui du fleuve à travers la France, cela dans le but de réaliser ce que nous appelons dans la photo, l’éditing. 3 mois à essayer de réaliser un portrait de la Loire qui s’entremêle avec un portrait de la campagne française ainsi que l’histoire qui lie l’ensemble, celui de mon voyage. C’est au forceps que j’ai accouché de deux expositions,  Cours de Loire, un portrait du fleuve et Solitudes sur Loire, poème visuel présentant mon voyage, chacune composée d’une trentaine de photos.

De nouveau itinérant, il était temps d’aller présenter ce travail, et quels meilleurs lieux qu’auprès des personnes directement lié au fleuve. C’est ainsi que je décidais d’aller pousser les portes des mairies le long de la Loire et des maisons de Loire pour organiser des expositions pour l’été prochains, mais cette fois ce n’est pas à pied que je contemplais à nouveau le plus long fleuve de France, mais à bord d’un moyen de locomotion encore inconnu pour moi, un fourgon aménagé. Inconnu ? Pas tout à fait, il m’ait arrivé de me faire prendre en stop à bord de ce moyen de locomotion privilégié des itinérants et saisonniers, ou bien même de prendre part à un road trip de quelques jours dans ces engins tout confort. Mais, pour la première fois, j’étais seul ; seul maitre de la destination et seul face à la route. C’est donc à bord d’un vieux Mercedes 307 D de 1987 prêté par une amie, que je m’engageais sur les routes de bord de Loire, prêt à présenter au monde ce qu’il m’a été si difficile de produire. Si ce n’est le plaisir de conduire ce véhicule au large volant, à la mécanique aussi précise que bruyante, que l’on conduit à l’oreille et à l’élan, les limitations de vitesses n’étant plus un problème lorsque le moteur ronronne à 80 km/h et souffre lorsque le mène au-dessus des 100 km/h ; ce nouveau voyage de 3 semaines le long la Loire m’a apporté le réconfort de voir que mes créations et le projet était bien accueilli. J’ai aussi eu le plaisir de retourner voir les personnes qui m’ont offert l’hospitalité ou bien marquer mon voyage l’année précédente, chose que je n’ai eue que très rarement l’occasion de faire lors de mes précédents voyage. Puis, il y a la Loire, que je retrouvais, une Loire à l’aspect bien différent de l’année dernière du fait des fortes pluies de Mai et Juin, les plages sur lesquels je me suis reposé, ont bien souvent disparues, et je réalise que je fus chanceux des conditions de voyage dans lesquels j’ai évolué l’été dernier.

Aujourd’hui, je suis de nouveau sur Grenoble afin de régler quelques détails administratifs et finir un autre travail photographique, ainsi que rendre ce camion qui face au prix du gasoil, c’est doucement transformer en prison de luxe, mon RSA étant pratiquement totalement reverser aux compagnies pétrolières…

Je reprends donc la vie en sac à dos pour terminer d’organiser cette tournée d’exposition pour l’année prochaine et le plan commercial qui va avec, ainsi que pour démarcher les maisons d’éditions afin d’accompagner ces expositions d’un livre sur la Loire. Il y aussi quelques idées qui sont nés de cette dernière déambulation… affaire à suivre!

Je vous tiendrai prochainement informer des dates d’expositions prévues et je compte bien me remettre à vous donner plus de nouvelles via la partie blog de mon site, maintenant que j’ai l’esprit un peu plus libéré par l’avancement de mon projet.

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