Saint-Nazaire

Me voilà de nouveau seul, accompagné d’une bonne crève. Le grand air marin après une nuit passé sur la plage et une journée de chaud, froid m’a pris à la gorge au nez. Je déambule dans Saint-Nazaire après avoir lézarder un long moment essayant de tirer du soleil quelques forces, tandis que je laissais mon petit ange blond continuer son chemin. Saint-Nazaire a du charme car elle possède un caractère unique avec ses cargos qui défilent devant la plage, ses bistrots ouvriers où le client est joyeusement tutoyé, son mélange de bâtiments pastels avec leurs ornements sculptural travaillés, ses briques disposées soigneusement  et ses façades austères qui s’étalent rarement sur plus de 3 étages disposés en allées bien quadrillés ou bien sur de long boulevards se jetant sur la mer ou le port.

L’aménagement de la ville est tout de même difficilement compréhensible avec ses 3 entités bien distinctes, le centre-ville, le port et le front de mer. Aujourd’hui les travaux sont à la réunification avec l’addiction de centres commerciaux flambants neufs afin de faire les jonctions. L’ancien port et surtout base de sous-marins se veut être le nouveau centre de la vie culturelle.

Il y a tout de même des horreurs, le monument américain reconstruit en 1989 offert par les Etats-Unis en commémoration du débarquement allié de 1917 que les Nazis avait construit sous l’occupation, est un manque flagrant de goût… on leur avait offert la statue de la liberté, ils nous ont offert un soldat en forme de croix sur un aigle… merci les boys.

Hors de question de dormir à nouveau sur la plage, je me dirige donc à l’intérieur des terres et surtout en direction des espaces verts. Perché au point le plus du haut du parc, j’attends un moment avant de planter ma tente. Je suis fatigué et surtout bien malade, c’est donc avant la tombée de la nuit que je m’installe et bien évidemment c’est à ce moment que des badauds arrivent. Je n’ai pas le cœur à échanger avec le vieil homme à la voix douce , je lui dis bonne nuit, lui confiant mon sommeil tandis que je m’installe dans mon cocon transi de fièvre.

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