Collines d’Anjou

Saint Florent le vieil, cette première étape matinale est l’occasion d’essayer une spécialité locale, le pâté aux prunes pour ensuite reprendre le cours du voyage avec un nouvel entrain dû non seulement au shoot de sucre du gateau mais aussi au plaisir de randonner à travers un paysage doucement accidenté. Malheureusement, le plaisir ne durera qu’un temps, la fatigue me rattrape et ma camarade devient un repère lointain que j’essaye de ne pas perdre de vue. Voilà 2 semaines que je n’ai pas pris de jours de repos et mon corps n’en peut plus. Suivant le GR nous nous enfonçons à l’intérieur des terres qui n’offrent, au milieu des champs, aucunes possibilités de campement, c’est le pas lourd que nous improvisons un chemin vers un étang en direction de la Loire espérant trouver un brin de verdure pour accueillir notre sommeil. La folie grandit au fur et à mesure que la campagne se dore des derniers rayons du soleil, les nerfs sont à bout d’un chemin sans répit. L’aire de pêcheurs une fois atteinte, la bouteille de gaz crachera ses dernières flammes afin de nous laisser profiter d’un repas chaud. Le village natale de ma mère n’est plus qu’à deux jours; la maison de mon oncle synonyme de repos et d’une douche n’est plus qu’à deux jours.

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